Corrigés de philosophie

Platon, République : l'allégorie de la caverne

Date d'ajout du sujet : 17/02/2010 • 4 248 vues
Texte étudié :

Eh bien ! après celà, dis-je , représente-toi d'après une épreuve telle que celle-ci notre nature par rapport à l'éducation et au fait de ne pas être éduqué. Figure-toi donc des hommes comme dans une habitation souterraine ressemblant à une caverne, ayant l'entrée ouverte à la lumière sur toute la longueur de la caverne, dans laquelle ils sont depuis l'enfance, les jambes et le cou dans des chaînes pour qu'ils restent en place et voient seulement devant eux, incapables donc de tourner la tête du fait des chaînes ; et encore la lumière sur eux, venant d'en haut et de loin, d'un feu brûlant derrière eux ; et encore, entre le feu et les enchaînés, une route vers le haut, le long de laquelle figure-toi qu'est construit un mur, semblable aux palissades placées devant les hommes par les faiseurs de prodiges, par dessus lesquels ils font voir leurs prodiges.
[...]
Examine maintenant, repris-je, leur délivrance et leur guérison des chaînes et de la déraison : que serait-elle si naturellement il leur arrivait ce que voici ? Quand par hasard quelqu'un serait délivré et contraint subitement à se lever et aussi à tourner le cou et à marcher et à lever les yeux vers la lumière, tout ce que faisant, il éprouverait de la douleur et serait en outre incapable, du fait des scintillements de la lumière, d'examiner ce dont auparavant il voyait les ombres, que penses-tu qu'il dirait si quelqu'un lui disait qu'auparavant il voyait des balivernes alors que maintenant, un peu plus proche de ce qui est et tourné vers des choses qui, plus encore, sont, il voit plus droit, et si de plus, lui montrant chacune des choses qui passent, il le contraignait en le questionnant à discerner dans ses réponses ce que c'est ? Ne penses-tu pas qu'il serait dans l'embarras et qu'il croirait les choses vues auparavant plus vraies que celles maintenant montrées ?
Et même de beaucoup ! dit-il.
[...]
Et alors ces ombres, si de nouveau il lui fallait lutter jusqu'au bout, en se faisant des opinions sur elles, avec ceux qui ont toujours été enchaînés, au moment où il aurait la vue faible, avant que ses yeux ne fussent rétablis --et le temps ne serait pas court, tant s'en faut ! jusqu'à l'habitude--, ne prêterait-il pas à rire et ne dirait-on pas de lui qu'étant monté là-haut, il est revenu les yeux endommagés, et que ça ne vaut vraiment pas la peine d'essayer d'aller là-haut ? Et celui qui entreprendrait de les délivrer et de les faire monter, si tant est qu'ils puissent le tenir en leurs mains et le tuer, ne le tueraient-ils pas ?
A toute force ! dit-il.

Le traduction complète par Bernard Suzanne: http://plato-dialogues.org/fr/tetra_4/republic/caverne.htm

Platon, République - livre VII

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Note du corrigé :
  • Currently 4.00/5
• Proposé par : mama29 • Nombre de mots : 794 • Date d'ajout : 17/02/2010

Description laissée par l'auteur :

J'ai eu 8/10. C'est un petit commentaire avec un lien avec Kant (Qu'est-ce que les Lumières ?)

Extrait du corrigé :

extrait du corrigé Hypothèse

Des hommes habitent dans une caverne, ils n'ont pas bougé depuis qu'ils sont nés.
Ils sont assis, le dos tourné à la lumière et sont enchaînés, condamnés à ne voir que devant eux.
Derrière eux se dresse un mur. Des hommes cachés par ce mur brandissent diverses formes. Il y a un feu derrière ces figures, celle-ci projettent des ombres contre le mur au fond de la caverne. La seule chose que les prisonniers de la caverne puissent voir est ce "théâtre d'ombres"

On remarque trois étapes dans ce texte : tout d'abord la vie dans la caverne où l'âme est dans l'ignorance, ensuite la sortie de cette prison symbolise le passage vers la connaissance puis le retour à caverne évoque la volonté d'éduquer les ignorants.
L'allégorie de la caverne représente donc l'éducation de l'âme.

1) Dans la caverne

Les prisonniers sont victimes des illusions, des apparences car ils pensent naturellement que ces ombres sont la seule réalité au monde.
Ces hommes confondent la réalité et la vérité : ils sont dans l'ignorance. L'âme est alors impuissante car aliénée par les sentiments et les perceptions. Les hommes restent dans un monde illusoire.
Ils sont victimes de leurs illusions comme nous le sommes de nos opinions.

2) Sortie de la caverne

Si on détache un prisonnier et le force à découvrir la vérité. Dans un premier temps, il sera ébloui par une forte lumière et aussi par les formes, puisqu'il n'en avait vu que leurs ombres. En voyant le soleil, il comprendrait que c'est lui "qui produit les saisons et les années et gouverne tout le monde visible", de même que le feu dans la caverne permettait de voir les ombres. Cet ascension vers la lumière et le monde en dehors de la caverne symbolise la connaissance et la vérité.
Mais la libération est difficile et très douloureuse pour le prisonnier. Cet homme a tendance a vouloir retrouver ses repères car l'opinion est sécurisante. Il faut utiliser

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Nombre de réponses: 1 • Dernière réponse : le 24/02/2011 par Clemenceee
Bonjour, je n'arrive pas à trouver quelque chose: selon Platon comment dépasse t on les apparences pour aller vers la vérité? Cette question m'est posée par rapport au texte sur l'allégorie de (...)
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